L'Orient-Le Jour
Vendredi 06 Avril 2007
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Des portraits frappants, décalés, attachants, amusants, pleins de passion ou de souffrance.
Des miniatures assez séduisantes qui donnent une forme visible à nos états d’âme du quotidien.
Dans cet exercice du portrait, il ne s’attache pas à détailler les traits du visage ni à reproduire leur anatomie exacte. Il retient plutôt les traits essentiels de la silhouette, les postures multiples
(une tête qui penche de côté, un dos qui courbe, un bras qui se lève, etc.) qui traduisent des «mood» différents.
«Ces visages n’appartiennent à personne. Ces gens, je ne les connais pas, dit Hovsep. Ils ne font que figurer des états d’âme enfouis.»
En référence aux grands maîtres tels que Matisse ou Holbein, qui pratiquaient l’art du portrait, le jeune artiste joue avec l’asymétrie, la dissemblance des visages, laissant ainsi à chaque figure son rythme particulier.
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Libérées de la contrainte de la ressemblance, les recherches plastiques de Hovsep Guerboyan permettent d’ausculter la condition humaine, révélant les profondeurs de l’inconscient. Elles font aussi écho à la crise d’identité et aux désillusions que connaît un monde, mais surtout un pays, tenaillé par les conflits. Des bouleversements qui aliènent l’artiste. Il s’y sent étranger (d’où le titre de l’expo). Il adopte alors une position neutre, comme l’expression des visages qu’il croque.
M.G.H.
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